Draw-No-Bet : supprimer le match nul de l'équation

Combien de paris perdus à cause d'un 0-0 ou d'un 1-1 que personne n'avait vraiment vu venir ? Le Draw-No-Bet (DNB) règle ce problème d'un trait : si le match finit sur un nul, votre mise revient dans votre poche. Vous ne pariez plus que sur deux issues, victoire ou défaite de votre équipe, et le partage des points ne vous coûte rien. La contrepartie est une cote plus basse. Tout l'art consiste à savoir quand cette assurance vaut son prix.

Parieur analysant les cotes d'un match pour décider d'un Draw-No-Bet

Comment le DNB transforme un pari 1N2

Un pari victoire classique comporte trois issues : votre équipe gagne, fait nul ou perd. Le nul et la défaite vous font perdre. Le Draw-No-Bet retire purement et simplement le scénario du nul : si les deux équipes se quittent dos à dos, l'opérateur vous rend votre mise. Il ne reste donc que la victoire (qui paie) et la défaite (qui fait perdre). Cette simplification n'est pas gratuite : la cote du DNB est mécaniquement inférieure à celle de la victoire sèche, car le bookmaker facture la disparition du risque nul. C'est exactement la même logique qu'un handicap asiatique 0, dont le DNB est l'équivalent le plus courant.

Cote, gain, remboursement : l'exemple à 50 €

Reprenons un match entre l'équipe A et l'équipe B, et comparons un pari victoire sèche avec le Draw-No-Bet, mise de 50 € à chaque fois.

Pari sur ACoteA gagneMatch nulA perd
Victoire sèche (1N2)2,10+55 € (retour 105 €)-50 €-50 €
Draw-No-Bet1,60+30 € (retour 80 €)0 € (mise rendue)-50 €

Le calcul saute aux yeux : sur une victoire, le 1N2 rapporte 55 € contre 30 € pour le DNB. Mais sur le nul, le 1N2 vous coûte 50 € alors que le DNB ne vous coûte rien. Le Draw-No-Bet est donc gagnant dès que vous estimez la probabilité de nul suffisamment élevée pour que ces 50 € sauvés compensent les 25 € de gain en moins. Sur un derby ou deux équipes au coude-à-coude, ce calcul penche souvent en faveur du DNB.

Parieur hésitant entre pari victoire et Draw-No-Bet devant des chiffres

Les bons et les mauvais côtés, sans détour

Ce que le DNB vous apporte :

  • la mise rendue en cas de nul, soit zéro perte sur l'issue la plus frustrante du football ;
  • un pari à deux faces, plus simple à raisonner qu'un 1N2 ;
  • un excellent outil pour soutenir un favori prudent ou une équipe en déplacement difficile.

Ce qu'il vous coûte :

  • une cote nettement réduite, donc un gain amputé sur chaque victoire ;
  • aucun intérêt sur un favori écrasant, où le nul est déjà improbable ;
  • une rentabilité qui dépend entièrement de votre lecture du risque de match nul.

Repérer les matchs faits pour le Draw-No-Bet

Le DNB n'a d'intérêt que là où le nul plane sérieusement. Avant de le jouer, je vérifie quelques signaux concrets :

  • Le classement : deux équipes séparées par quelques points seulement multiplient les matchs serrés et les partages.
  • L'historique des confrontations : certaines affiches accouchent régulièrement de nuls, parfois sur plusieurs saisons d'affilée.
  • Le contexte défensif : une équipe qui défend bas, un enjeu où personne ne veut perdre, une jambe lourde de milieu de semaine penchent vers le 0-0 ou le 1-1.
  • Les absences : la suspension d'un buteur clé ou d'un meneur peut faire basculer un match ouvert vers une rencontre fermée.

Et comme toujours, le DNB ne dispense pas d'une gestion sérieuse de la bankroll : une cote plus sûre n'est pas une cote sans risque, et la défaite reste perdante.

Vos questions sur le Draw-No-Bet

Est-ce la même chose qu'un pari sur la victoire ?
Non. Sur un 1N2, le nul fait perdre la mise ; en DNB, il la fait rembourser. Vous ne jouez plus que sur victoire ou défaite, mais à une cote plus basse.

Pourquoi la cote est-elle plus faible ?
Parce que le risque du nul est retiré du pari et que le bookmaker facture cette sécurité. Une équipe à 2,10 en victoire sèche tournera souvent autour de 1,55-1,65 en Draw-No-Bet.

Sur quels matchs est-il le plus utile ?
Sur ceux où le nul est crédible : derbies, équipes proches au classement, rencontres verrouillées. Sur un favori archi-dominant, l'écart de cote rend le DNB peu payant.

Où jouer le DNB dans de bonnes conditions

Le marché Draw-No-Bet n'est pas affiché partout, et la cote varie sensiblement d'un opérateur à l'autre, ce qui pèse lourd vu qu'elle est déjà réduite. Voici les bookmakers chez qui je le retrouve avec des cotes correctes et une mise rendue sans histoire :


Léo Tiérogi

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Je suis Léo Tiérogi, un passionné de sport et de paris sportifs et j'aimerai vous aider à vous améliorer avec mes articles et mes conseils.
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